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Conférence de presse
Par Eric Bonjour, député, candidat au conseil national, membre des Jeunes UDC Vaud,
En préambule et pour la petite histoire, je suis marié à une étrangère, de nationalité hollandaise. Mon action est intimement liée à mon identité de Suisse et de Vaudois et je suis convaincu que les personnes de nationalité étrangère comprendront notre combat légitime pour préserver une identité cantonal cohérente.
Le vote des étrangers au niveau cantonal est contraire à la cohésion nationale :
1. Tout d'abord du point de vue des constitutionnalistes modernes :
Ces derniers ne voient aucune inégalité de traitement dans le fait que les étrangers sont privés des droits politiques (Auer / Malinverni / Hottelier, Droit consitutionnel suisse, 2ème éd., 2006, n. 502 p. 17). Les droits politiques en matière fédérale sont réservés aux personnes qui ont la nationalité suisse (art. 136 Cst 1999). Ce sujet est hautement politique.
L'introduction du droit de vote cantonal pour les étrangers est une nouvelle attaque contre l'ordre constitutionnel cantonal et fédéral. Le droit international est toujours plus invoqué pour réduire ou supprimer les droits du peuple suisse. Il est inacceptable que le droit étranger soit aussi appliqué et interprété par des étrangers dans les cantons. Le droit de vote des étrangers au niveau cantonal porte atteinte à la cohésion cantonale et nationale.
Un député étranger ne doit pas pouvoir agir pour le canton (ou pire, rompre des engagements du canton) notamment auprès des autres cantons et de la Confédération. Il ne doit pas pouvoir proposer des mesures au Grand Conseil au sujet des étrangers. Il y a incompatibilité en raison des intérêts contradictoires. Les étrangers deviendraient juges étrangers de parties étrangères. Des étrangers ne doivent pas décider de leur propre sort dans notre canton : à terme, il en va de son existence.
2. Le vote cantonal des étrangers représente une perte de souveraineté :
Un étranger n'a pas à voter les lois qui concernent d'abord les citoyens vaudois et suisses. Le Gouvernement vaudois n'a pas à rendre de compte à des étrangers dans notre Parlement. Le Conseil d'Etat ne doit pas être surveillé par des étrangers au Grand Conseil.
3. Le vote cantonal des étrangers porte atteinte à la cohésion sociale :
Il n'incitera pas les étrangers à s'intégrer et, s'ils entendent siéger, à se soumettre au contrôle de la naturalisation.
4. Le vote des étrangers est contraire à l'égalité de traitement :
Les citoyens suisses et vaudois ne peuvent pas être élus dans la majorité des Parlements régionaux des autres pays, sous réserve peut-être des pays européens les plus en voie de décomposition (Belgique). Il n'y a aucune raison de faire de cadeaux notamment à l'Europe, qui ne nous en fait aucun.
5. Le droit de vote des étrangers est un acte de discrimination et une imposture populiste :
Les étrangers doivent respecter notre ordre juridique. Mais ils peuvent quitter notre pays sans rendre aucun compte à notre Etat, quelle que soit notre situation. Ils n'effectuent pas de service militaire et ne servent pas dans la protection civile. La position des étrangers dans le canton finit par devenir plus favorable que celle des citoyens vaudois et suisses.
Donner le droit de vote n'est pas un acte généreux, mais un acte de discrimination contre les citoyens de ce pays, sur lesquels pèsent des obligations particulières qu'ils sont seuls à assumer.
Conclusion :
Les décisions politiques qui s'annoncent vont demander de la part de la droite et surtout du centre du courage pour repousser une idée affaiblissant la nation et la notion de nationalité. Le but ultime de nos chers amis communistes ou autre bien pensants est purement et simplement de faire perdre la quintessence de l'identité collective vaudoise pour ensuite s'attaquer à l'identité suisse. Nous sommes et restons, en tant que parti, ceux qui porteront et gagneront la campagne qui pourrait s'annoncer si le plénum suit le rapport de majorité, osons espérer que la raison l'emportera et que cette idée communiste farfelue sera renvoyée à Staline et à ses acolytes vaudois.
Puidoux, le 15 octobre 2007.
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