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Alors qu'UNIA sonne le rappel dans une Berne fédérale sous une brume d'automne, les méfaits de la libre circulation sur les emplois éclatent au grand jour. Il faut se féliciter de cette prise de conscience, pour une fois soutenue par les suisses, qui devrait sérieusement nous faire réfléchir sur les bilatérales. Alors que de nombreux capitaines de l'économie cartellisée avaient promis au peuple que tout le monde y gagnerait et profiterait de l'été libéral, on constate que les mêmes empochent le magot, et laissent leur employés dans le noir.
Alors que les conventions collectives sont glorifiées par l'establishment bourgeois, et en partie par la gauche, il faut reconnaitre que ces conventions ne couvrent même pas la moitié du marché du travail. Le laisser-faire et l'autorégulation sont malheureusement utilisés par des managers feignants qui préfèrent remettre aux calendes grecques des engagements que la population demande pour garantir son avenir et celui de sa famille.
Dans les faits, force est de constater que notre marché du travail est mis a mal par une sous-traitance massive d'européens bon marchés sans protection sociale. L'emploi abusif de personnel temporaire existe à un point que les minimas sociaux sont contournés. Sans tomber dans du Zola, il faut reconnaitre que le ménage doit être fait également dans les rangs du patronat, qui compte malheureusement quelques moutons noirs. La justice et le respect de la nation excluent les profiteurs, qu'ils soient délinquants ou en col blanc. Des contrôles doivent être appliqués et autofinancés par la branche professionnelle et non pas par notre budget publique.
Alors que le taux de chômage en Suisse s'est maintenu à 2,5% en juillet. A la fin du mois, Les Offices régionaux de placement (ORP) dénombraient 99 779 personnes, deux de moins qu'à fin juin. La situation s'améliore chez les jeunes, même si sur un mois leur effectif a augmenté.
Comparée à juillet 2006, l'embellie du marché du travail est flagrante: le nombre de chômeurs a baissé de 18%. A 2,5% en juillet, le taux de chômage reste en outre au plus bas niveau atteint depuis août 2002. La situation pour les jeunes de 15 à 24 ans s'est détériorée le mois passé. Le taux de chômage dans cette tranche d'âge a passé de 2,7% à 3%. Mais cette progression reflète un phénomène saisonnier, marqué par l'arrivée de nombreuses personnes en fin d'étude ou de formation sur le marché du travail.
Comparé à juillet 2006, leur situation s'est en revanche nettement redressée. Il y a un an, les jeunes au chômage étaient 20% plus nombreux. «En moyenne annuelle, il s'agit donc d'une belle amélioration», a expliqué à l'ATS Serge Gaillard, chef de la Direction du travail au SECO. Le marché du travail est au beau fixe depuis un an et les jeunes en profitent, s'est-il réjoui. Dans les autres groupes d'âge, le taux a reculé une nouvelle fois, mais plus faiblement qu'en juin. Il est néanmoins difficile de savoir si la tendance est au ralentissement a ajouté M. Gaillard. Les femmes enregistrent toujours un plus fort taux de chômage - à 2,9% - que les hommes (2,2%). Avec 3,8%, le taux de chômage en Suisse romande et au Tessin est plus élevé qu'en Suisse alémanique (2%). Si chez les francophones et italophones, le taux a baissé de 0,1% sur un mois, il est resté stable chez les alémaniques.
Significatif des problèmes sociaux rencontrés par le Canton de Vaud, le nombre des bénéficiaires du revenu d'insertion (RI) n'a hélas pas diminué. Dressant un premier bilan depuis son entrée en vigueur l'an passé, la responsable de l'économie vaudoise a rappelé que plus de 20.000 personnes touchent l'aide sociale, soit 3% de la population pour un budget d'environ 200 millions. Cette enveloppe qui représente le 3% du budget est affectée pour un tiers en direction des jeunes, 14% d'entre eux étant des adultes en difficulté. Les adolescents de moins de 18 ans représentent à eux seuls une catégorie surreprésentée de 33%. 1800 jeunes, dont 70% sans formation étant répertorié, un important programme de formation a été mis en place. Il a permis de créer 114 places d'apprentissage. Ce n'est pas suffisant pour le conseil d'Etat: «Les entreprises doivent maintenant nous soutenir davantage.» Près de 3.000 bénéficiaires du RI sont inscrits auprès d'un Office régional de placement (ORP). Dans cet inventaire préoccupant, compte tenu du taux de chômage en baisse, on notera que le dispositif d'investigation mis sur pied commence à déployer ses effets: en 2006, les prestations indues détectées ont conduit à des remboursements pour une somme de 1.100.000 francs. La proportion du nombre de cas découverts a fortement augmenté ces deux dernières années, en raison de l'amélioration du dispositif de détection des abus. (ATS)
En regardant de plus près le rapport de l'Office Fédéral de la Statistique sur les chiffres du chômage en 2006, on s'aperçoit que 58,4% des chômeurs étaient Suisses, alors la part des étrangers était quand même de 41.6% ce qui n'est pas négligeable. Egalement, 20% des chômeurs étaient sans emploi depuis plus d'un an, ce qui réduit considérablement leurs chances de trouver un emploi. En moyenne, le potentiel de retrouver un emploi est le plus élevé dans les 3 premiers mois. Environs 6% des chômeurs inscrits avaient fait un cours de perfectionnement, ce qui est relativement faible et positif compte tenu de l'efficacité douteuse de ces cours « palliatifs ». La proportion des sorties du chômage (réel ou hors des statistiques après 400 jours ?) était de 60% pour les Suisses, et 40% pour les étrangers. Le taux de chômage moyen en 2006 était de 2.4% des Suisses sont, en comparaison avec 6.1% des étrangers.
Les secteurs économiques les plus touchés sont naturellement les classes moyennes - tertiaire 64% (Vente 10.6%, fonctions commerciales et administratives 10%, Hôtellerie et restauration 13.5% ; immeubles et informatique 12.6%, Commerce de gros et détail 14.3%, Sans qualifications 7.6%). En moyenne, la classe 25-35 pour les femmes et 25-45 ans pour les hommes est celle qui souffre plus, alors que c'est le moment ou tout travailleur construit son avenir. On remarque également une disparité assez inquiétante entre les entrées et les sorties du chômage, sans explication sur le solde qui risque bien de finir au social cantonal. Les taux les plus faibles de sorties du chômage se font sentir dès 45 ans. Alors que 6% de cadres sont au chômage, le taux grimpe à 54% pour les « spécialistes » et 32% pour les auxiliaires, ce qui en dit long sur la précarité des employés. La classe d'âge des 25-49 ans y est surreprésentée avec plus de la moitié des cas (55.6%). La différence homme-femme n'est que de 51/48%. Par région, les chômeurs de longue durée (en % du total) sont à 26.1% en Romandie et au Tessin, contre 16.2% en Suisse alémanique. La part d'étrangers en chômage de longue durée en pourcentage de la totalité des chômeurs est de 20.6%, supérieur au 19.8% de Suisses.
Tout ceci pour s'interroger sur la prétendue embellie, et sur la présence à long terme d'étrangers chômeurs sur notre sol. Tout en étant reconnaissant de leur travail, la question se pose de la responsabilité à long terme des pays sources qui vivent grassement des versements internationaux de leurs ressortissants, même s'ils sont au social Suisse. Il n'est pas normal que leurs riches paient des écoles privées à leurs rejetons en Suisse sans assumer la charge de leurs ressortissants. Schengen ne va certainement pas non plus améliorer cette situation à voir le tourisme social de certains britanniques en Espagne où tout est payé. C'est à nous de veiller au bon grain.
Le rapport complet sur le chômage de l'OFS est disponible sur :
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=2815
ou http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.Document.97775.pdf
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